En ce moment (et comme depuis un bon bout de temps) je m’intéresse énormément à la nutrition. Mais un sujet m’intéresse plus particulièrement actuellement : les régimes végétarien et végétalien.

J’ai déjà un peu abordé le sujet du végétarisme dans mon article “J’arrive pas à être végétarienne”. Mais aujourd’hui je voudrais aller un peu plus loin. 

J’ai la chance d’avoir eu une base de formation en nutrition lors de mon école d’ingénieur en agroalimentaire. Et j’ai été extrêmement intéressée par ce sujet et par les liens qu’il peut y avoir entre notre alimentation et les effets sur notre corps. 

 

L’alimentation végétarienne et végétalienne

 

En ce moment, je me cultive donc sur les effets de l’alimentation végétarienne. Nous sommes à une époque où ce “régime” est de plus en plus fréquent et grâce à cela, de nombreux documentaires et livres voient le jour.  J’ai aussi la chance d’être entourée d’amis ou de connaissances qui sautent le pas et deviennent végétariens et avec qui je peux discuter de tout cela en toute transparence. 

J’ai aussi vu en moins d’une semaine 2 documentaires sur le régime végétalien : The Game Changers et What The Health. Je ne vous cache pas qu’un article spécifique à The Game Changers va voir le jour d’ici quelques semaines parce qu’il m’a vraiment marqué. 

Je voulais donc, dans cet article, faire un point sur ces deux types de régimes, les préjugés que j’avais sur eux et la nouvelle vision que j’en ai. Prêts ? C’est parti ! 😛

 

Petit point définition

 

Tout d’abord un petit point définition sur ce qu’est un régime végétarien et ce qu’est un régime végétalien. Vous retrouverez des dizaines de définitions différentes sur le net. Comme c’est aujourd’hui devenu un sujet dont on parle de plus en plus, les définitions ont grandement variées et on retrouve un peu tout et n’importe quoi dans ces termes. 

Pas plus tard qu’hier, j’ai trouvé un site qui donnait 10 versions différentes du végétarisme !

Voici, pour moi, la définition qui est la plus répandue et celle qui colle le plus à ma vision du végétarisme. Pour moi, être végétarien c’est avoir éliminé la chaire animale de son alimentation, c’est à dire la viande et le poisson. Un végétarien peut donc manger des oeufs et des produits laitiers mais pas de steak ou de saumon par exemple. 

Passons maintenant à l’alimentation végétalienne. Une seule lettre change mais il y a un peu plus de changement dans l’assiette. Un végétalien, quant à lui, élimine tout produit d’origine animale de son assiette, c’est à dire la viande, le poisson, les oeufs et les produits laitiers. 

C’est un peu plus clair pour vous ? 

 

Les préjugés autour de ces régimes

 

Lorsque je pense régime végétarien (ou encore plus végétalien), j’ai tout de suite quelques préjugés. Les plus communs sont le fait de manquer de certains nutriments en suivant cette alimentation, notamment de fer, de protéines et de certaines vitamines. 

Après avoir lu pas mal d’articles et avoir cherché les sources principales de ces éléments, finalement, tous mes préjugés sont en train de disparaître.  

 

Manquer de protéines

 

Par exemple, pour ce qui est des protéines. Les protéines assurent des fonctions vitales dans notre corps et sont constituées par des acides aminés. Certains de ces acides aminés sont dit essentiels car on ne peut les synthétiser nous-même. Nous devons donc absolument les retrouver dans notre alimentation. 

La viande a l’avantage de posséder tous les acides aminés essentiels. C’est peut être pourquoi, dans l’imaginaire collectif, viande (et uniquement viande) = protéines. 

Les végétaux par contre ne possèdent pas tous les acides aminés en même temps. Certains manquent de lysine mais sont riches en méthionine (céréales) et pour d’autres, c’est l’inverse (légumineuses). Pour obtenir tous ces acides aminés, il suffit donc de combiner des céréales et des légumineuses. Les plats les plus connus utilisant d’ailleurs cette association sont le couscous (semoule de blé et pois chiche), le chili sin carne  (haricots rouges et riz) et les dahl de lentilles (lentilles et riz).

Ok, il est donc peu probable de manquer de protéines en étant végétarien ou même végétalien. Intéressant !

 

Manquer de fer

 

Qu’en est-il du fer maintenant ? Le fer est un élément important pour nous car il permet à nos cellules de s’oxygéner. Une carence en fer, appelée aussi anémie, peut avoir des conséquences très néfastes : fatigue (dans certains cas extrême), essoufflement, fatigue musculaire, perte de cheveux, etc. 

Je suis particulièrement touchée par le sujet du fer. Je ne suis actuellement pas végétarienne et pourtant je suis très régulièrement anémiée. Cette anémie est due aux dons du sang que j’effectue régulièrement ainsi qu’à ma pratique de la course à pied. Je m’interroge donc intensément sur ce que pourrait être mon niveau en fer si je deviens végétarienne !

On peut commencer par faire la différence entre le fer héminique présent dans la viande et plutôt bien assimilable par notre organisme du fer non héminique présent dans les végétaux et moins bien assimilable. 

En regardant bien les sources de fer dans l’alimentation et en connaissant quelques trucs et astuces pour bien assimiler le fer non héminique, finalement je pense qu’il est tout à fait possible d’avoir un bon taux de fer sans avoir à manger de viande. Pour exemple, nous trouvons autant de fer dans un verre de lentilles que dans du foie de veau réputé pour son apport en fer. Ou encore autant de fer dans 100g de tofu que dans 100g de boeuf ! 

Pour ce qui est des trucs et astuces, le fer non héminique est mieux absorbé par l’organisme en présence de vitamine C. Il suffit donc de terminer son repas par une orange pour mieux assimiler le fer de ses lentilles ! Au contraire, le thé empêche la bonne absorption du fer. On oublie donc la tasse de thé à la fin d’un repas 😉 .

 

Manquer de vitamines B12

 

Enfin, une vitamine dont on parle souvent lorsque l’on évoque le régime végétarien est la vitamine B12. J’ai toujours entendu dire que l’on retrouvait cette vitamine dans la chaire animale et dans les oeufs. Alerte spoiler, on la retrouve dans ces aliments lorsque les animaux eux-mêmes sont supplémentés en vitamine B12, c’est à dire lorsque l’on donne de la vitamine B12 directement aux animaux. 

A la toute base nous pouvions trouver cette vitamine naturellement dans les résidus de boue qui pouvaient être présents sur les légumes que nous consommions ou encore dans l’eau des rivières que nous buvions. Et donc par ricochet dans la viande des animaux qui consommaient ces mêmes légumes ou cette même eau. Aujourd’hui cette vitamine B12 n’est plus du tout présente dans la nature entre autre à cause de l’utilisation de pesticides. Ce n’est donc pas une alimentation riche en viande qui nous apportera cette vitamine mais plutôt des compléments alimentaires spécifiques. Les personnes végétariennes ou végétaliennes n’auront donc pas plus de mal à consommer cette vitamine B12 que les mangeurs de viande. 

 

Rassurés ? 

 

Moi je le suis. Après avoir lu pas mal de choses mais surtout vu les documentaires Game Changers et What The Health j’aimerais m’orienter de plus en plus vers une alimentation végétalienne. Comme c’est tout de même un gros gap entre un régime carné et un régime sans source animale du tout, je vais d’abord essayer de devenir végétarienne. 

Aujourd’hui, je suis donc principalement à la recherche de recettes pour varier mon quotidien et ne pas devoir manger du quinoa ou des lentilles à chaque repas. 

Je suis d’ailleurs actuellement en train de tester une semaine entière en étant végétarienne. Je vous écrirais bien sur quelques mots dessus la semaine prochaine ou celle qui suit 😉 . 

 

Et vous ? 

 

Et vous que pensez-vous de tout cela ? Effet de mode ? Intéressés par ce sujet ? Ou alors vous avez même déjà sauté le pas ? 

Dites-moi tout en commentaire, j’ai hâte de vous lire ! 

 

Sur ces quelques mots, je vous dis à très vite pour mes prochaines aventures, mes prochaines découvertes et pour le prochain sourire en ville !